Toumtoutm toum toum toum toum

Toumtoutm toum toum toum toum
Pam Pam Pam, tam dam dam dammm, poum poummmm tam ta tata ta tammm

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 21:52

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Mes larmes d'amoureuses

Parfois je me fais souffrir. Bien que le parfois soit optionnel. Je m'exsangue, je m'assassine. J'avale les mots, je les cache là, tout au fond de mon oesophage. Je les extirpe du fin fond de ma boite cranienne avant qu'ils n'envisagent de conquerir ma bouche. Je prend mes précautions, il serait dangereux qu'ils t'atteignent. Cette fierté que je ravale face à tes mensonges. Et je me fais souffrir. Je me suis perdue dans tes songes. Et je marche, sans relache, sous la pluie et sous le vent, je sème sur mon chemin mes amours mortes étranglées par le rêve que nous faisions à deux. Parfois, je me fais souffrir. Un peu plus, chaque fois. C'est pour ne pas tuer ce qu'il reste de nous. Je me fais peur aussi, je suis si faible tu vois. Je suis fragile. Une brindille secouée par la bourrasque, et qui à chaque instant menace de s'envoler.
__Nos jambes entrelacées, ton sourire moqueur, tout s'accorde à la perfection avec toute cette grisaille. Et ton visage se reflète dans les flaques. Etre à tes côtes, c'est comme s'enfoncer un poignard au fond du ventre, à chaque seconde. L'avenue est déserte et ce banc est vide d'âme, regarde, il n'y a que toi et moi, pas âme qui vive. Et tu es sur le qui-vive, tu ne me quitte pas des yeux, comme si tu craignais que je disparaisse, comme si j'allais partir. Et tu as raison. Je vais partir. Quand j'aurais rassemblé assez de peine et de blessures, quand le trop plein menacera d'imploser, je m'en irais, sans me retourner, une boule dans la gorge. Parce que nos gestes et nos paroles ne sont qu'air dans le violon, inutiles et vagues, intemporels, déjà morts. Regarde, regarde nous bon dieu... Nous sommes déjà morts.

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 21:52

Modifié le mardi 14 juillet 2009 17:05

<3

<3
«
Si t'aimer est une folie, alors je serai folle toute ma vie
»

Une fille, une page blanche, une musicalité à contretemps, une banalité commune. Elle était simple, colorée et bercée par le vent. Comparable à une feuille d'automne; si facilement confondue, mais ô combien particulière. Ses paroles ne dévoilaient qu'une infime partie de vérité, un jeu de cache-cache, une fugue silencieuse. Le regard est, semble-t-il, reflet de l'âme. Quant à elle, ses yeux, acteurs en soi, jouaient un rôle, faussaient une vie, voilaient cette parcelle d'elle-même.

Elle pleut, Elle neige, Elle vente.

Une danse d'impersonnalité, marquée par une troisième personne du singulier. Un aveu commun, trop facilement oublié.

Certains affirment que c'était une étape, une nouvelle connaissance, un événement qui arrive parce qu'il se doit d'arriver. Toutefois, la véritable raison demeure à ce jour peu connue. Ce sont les saisons. Une feuille d'automne oubliée, qui après un hiver mouvementé, reprend sa place assignée au sein du paysage. Cette demoiselle était devenue l'été, après sa rencontre avec le soleil. Un tendre amour, indescriptible, qui écrivit la mélodie manquante sur la portée.

Cette jeune impersonnalité est aujourd'hui mariée avec le temps. Un temps qui se conjugue au pluriel.

Ils pleuvent, Ils neigent, Ils ventent.

Une ballade pour faire comprendre qu'une personne bien simple, bien seule, peut un jour devenir une relation délaissée par la banalité, car l'amour qui unit deux personnes est un temps de verbes qui, justement, fuie la routine pour attraper la folie.

Melissa

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 14:10

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 18:53